PASSION ET SAVOIR, LES ANCETRES

Le décapage chimique industriel : la caisse est plongée intégralement dans différents bains acides, tour à tour neutralisés. Le résultat est une caisse dont toute la rouille a été chimiquement éliminée. Les zones inaccessibles (longerons, etc…) ont également été traitées, pour peu qu'on ait ménagé des trous d'accès. Les inconvénients sont qu'il faut absolument que la caisse ait été totalement dépouillée de tous ses éléments mécaniques, interdisant un décapage localisé et progressif, et surtout qu'il faut trouver une entreprise qui dispose d'un bac suffisament grand. Quant aux filetages, il faudra les refaire.
 
Le sablage : c'est le dispositif le plus répandu. On projette un abrasif à haute pression sur la surface à décaper. Le résultat est une caisse dont seul le métal sain subsiste, à l'exception malheureusement des zones closes telles que longerons et traverses qui nécessiteront un examen et un traitement appropriés par la suite. Les pas de vis doivent être protégés pour ne pas être détériorés, sinon prévoir une séance de taraud / filière. Le sablage peut se faire soi-même en louant ou achetant une machine à sabler, et on peut ainsi le faire sur des parties localisées du véhicule. Attention cependant, c'est un processus salissant et qui demande un compresseur puissant, assurant un débit en air que ne peut atteindre un compresseur standard de 3CV. Typiquement pour une caisse complète il peut être intéressant de louer un compresseur de chantier et une sableuse pro. Concernant les matériaux de sablage, il en existe de différentes sortes et d'efficacité variable, un des plus répandus est le corindon, un oxyde d'alumine très dur et recyclable. Les médias végétaux sont aussi réputés mais plus difficiles à se procurer. Enfin, les entreprises de sablage / grenaillage sont assez répandues et peuvent efectuer ces travaux pour un budget raisonnable.
 
la bonne vieille méthode du décapage à la disqueuse et à l'huile de coude : fastidieux et ingrat, mais qui permet d'avancer à son rythme. Les petites brosses métalliques fixés sur une perceuse ou une meuleuse pneumatique sont bien pour atteindre des coins mais n'ont pas assez de puissance ni de productivité pour le décapage des grandes surfaces. Rien ne vaut alors une brosse métallique tressée montée sur une disqueuse, un disque de décapage en fibres alvéolées ou les solutions pro type MBX. Les seules zones dont elle ne pourra venir à bout sont celles recouvertes d'un composé bitumeux type anti-gravillons, qu'il faut préalablement retirer à la spatule en chauffant au chalumeau.
AERODYNASMISME : LA RESTAURATION DE LA CARROSSERIE
 
En restauration, le «chantier» le plus aléatoire concerne toujours la carrosserie. Conséquence logique, c'est aussi le plus difficile à chiffrer.
 
TECHNIQUES DE DECAPAGE
 
Pour une restauration fiable de la carrosserie, il n'y a pas d'autre solution que de démonter tous les éléments mécaniques, et décaper totalement la peinture jusqu'au métal. Ce n'est qu'à ce moment qu'on aura une vue objective de l'état du véhicule, s'il a tapé, comment il a été réparé, et l'étendue de la corrosion. On pourra alors planifier les travaux de remise en état.
 
A contrario, on peut également réaliser tous les travaux de carrosserie visiblement nécessaires puis sabler et corriger les derniers détails (en espérant qu'il n'y ait pas trop de mauvaises surprises !) avant d'apprêter. Dans tous les cas, dès que la carrosserie est à nu, la corrosion commence son œuvre funeste, et il faut sans tarder la nettoyer et la dégraisser, puis appliquer une primaire anti-corrosion.
 
Il y a plusieurs techniques pour atteindre le métal nu, chacune a ses avantages et inconvénients :